10 LOGEMENTS LOCATIFS SOCIAUX

53 RUE BOURSAULT, PARIS 17ème

PLAN CLIMAT PARIS
RT 2012 -10% + H&E profil A

Infos

Maîtrise d’ouvrage : ​RIVP
Maîtrise d’oeuvre : ​JTB. architecture (mandataire)
BET : ​​​ALTAIS
Surface plancher :​ 500 m²
Coût des travaux : ​1 268 300€ HT
Avancement : ​​Concours restreint 2014

Présentation

La localisation du terrain, coincé entre la rue Boursault et le faisceau des voies de la Gare Saint-Lazare, ainsi que sa morphologie, étroite et étirée, en font un site particulièrement singulier, presqu’insolite.

Le rythme, les proportions, les modénatures des ouvertures de la façade sur rue s’inspirent de l’architecture typiquement «parisienne» des façades constituant les fronts bâtis de la rue Boursault.
Ainsi, le dessin de l’élévation sur rue se veut sobre et rationnel… tout en revendiquant son élégance et le souci du détail minutieusement élaboré.
Il s’agit bien ici d’éviter tout geste architectural ostentatoire et «bavard», mais bien de proposer une écriture qui souhaite conserver l’esprit et l’âme du quartier, sans pour autant tomber dans le mimétisme ou tout autre forme de pastiche.
Une attention particulière est ainsi portée sur le dessin de la fenêtre. Ses dimensions, sa position par rapport aux planchers intérieurs des logements, son système d’occultation, ses modénatures sont autant de thèmes qui ont fait l’objet du plus grand soin dans la conception du projet.

Sur la rue, l’enveloppe est traitée par un béton matricé. L’emploi de ce matériau garantit une grande durabilité de la façade. De par sa minéralité et sa massivité, il s’intègre subtilement à l’environnement bâti du secteur, largement dominé par des façades en pierre et en enduit à la chaux. Les embrasures et les volets des ouvertures sont traités par un métal doré renforçant une certaine la préciosité de la façade sur rue.

La façade sud-ouest donnant sur le fond de parcelle fait également l’objet de la plus grande attention. Il ne s’agit pas de la traiter comme une «façade arrière», dissimulée des regards. Bien au contraire, de par son ouverture vers le paysage urbain et plus précisément vers le «skyline» formé par le front bâti de la rue de Rome, elle est conçue avec le même soin que si elle se dressait en limite de l’espace public.
Aussi, les balcons qui viennent l’habiller, aux dimensions confortables (2m de profondeur), proposent des espaces supplémentaires appropriables par les futurs habitants. Toujours dans l’optique de présenter une insertion discrète ne perturbant pas le front bâti qui s’érige le long du faisceau ferroviaire de Saint-Lazare, cette série de balcons est recouverte d’une peau métallique ajourée, rythmée par des ouvertures rappelant celles développées sur la rue Boursault, mais aussi celles des façades environnantes. Constituant une sorte de filtre entre intérieur et extérieur, cette seconde peau habitée, derrière laquelle s’ouvre de larges baies vitrées, permet de filtrer la lumière rasante de la fin de journée tout en offrant des vues cadrées et dégagées vers le sud-ouest.